La PPE, vraiment ?
La loi change les règles du jeu
En décembre 2025, la MRAe examine le projet d’Habloville. A l’époque, la nouvelle PPE n’est pas encore entrée en vigueur.
Puis arrive février 2026, avec une nouvelle règle nationale : pour l’éolien terrestre, on privilégie le renouvellement des parcs existants.
Traduction : avant de rajouter des moulins à vent dans le décor, on regarde si ceux qui tournent déjà peuvent être remplacés. Ce n’est pas une interdiction de construire du neuf, mais c’est une priorité.
Ajout de cinq éoliennes au casting
Le projet prévoit cinq nouvelles éoliennes, sans remplacer aucun parc existant. Et le paysage local n’est déjà pas exactement en manque de mâts :
. Cinq parcs éoliens seraient visibles dans le secteur.
. Douze mâts seraient visibles, selon les éléments cités dans l’avis de la MRAe.
. Quarante autres éoliennes sont envisagées dans un rayon de 20 km, en plus des cinq d’Habloville.
. Certaines éoliennes seraient visibles en même temps que des églises patrimoniales.
Le paysage risque donc de ressembler à une réunion de famille où tout le monde veut être sur la photo… sauf qu’ici, personne ne peut se mettre derrière !
La MRAe avait déjà tiré la sonnette d’alarme
En décembre 2025, la MRAe avait identifié un risque de saturation visuelle.
Autrement dit, à force d’accumuler les parcs, les éoliennes risquent de prendre une place toujours plus importante dans le paysage.
Mais attention au calendrier : la MRAe s’est prononcée avant l’entrée en vigueur de la nouvelle PPE. Elle ne pouvait donc pas intégrer cette nouvelle priorité nationale dans son avis.
C’est un peu comme si le jury avait évalué un candidat avant que le règlement du concours ne soit modifié : il faut maintenant examiner le dossier à la lumière des nouvelles règles.
La vraie question : pourquoi en ajouter encore cinq ?
La nouvelle PPE ne dit pas : « Interdiction de construire de nouvelles éoliennes ! »
Elle dit : « Le renouvellement des parcs existants sera privilégié. »
La question n’est donc pas de savoir si Habloville est automatiquement interdit, mais plutôt : Pourquoi créer cinq nouvelles éoliennes dans un secteur déjà chargé, alors que la politique énergétique nationale donne désormais la priorité au renouvellement des parcs existants ?
L’autorité qui décidera devra pouvoir expliquer pourquoi ce nouveau parc mérite malgré tout d’être autorisé, notamment au regard de la saturation visuelle déjà signalée.
En clair : Pourquoi ajouter cinq invités à une table déjà pleine, alors qu’on vient justement de décider de privilégier le remplacement des convives plutôt que d’agrandir la tablée ?
Conclusion : le vent tourne, mais le dossier doit suivre !
Depuis février 2026, le contexte réglementaire a évolué.
Le projet d’Habloville reste un projet de création de cinq éoliennes supplémentaires, dans un secteur où la MRAe avait déjà relevé des risques de saturation visuelle.
La nouvelle PPE ne suffit pas, à elle seule, à interdire ce projet. En revanche, elle soulève une question supplémentaire qui mérite une réponse explicite.
Les éoliennes ont beau aimer le vent, le dossier administratif, lui, ne peut pas se contenter de tourner en rond !
Il faut désormais expliquer pourquoi on choisit de construire du neuf plutôt que de renouveler l’existant, alors que le paysage est déjà bien occupé.
Ce qu'ils en pensent
A titre non exhaustif, certaines contributions illustrent ce qui précède
Contribution 3